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Influenza aviaire : niveau élevé sur toute la région dès le 17 novembre 2020

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Après plusieurs pays du Nord de l’Europe, la France a détecté un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de souche H5N8 en Haute-Corse. Le cas a été identifié dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues. Tous les oiseaux ont été euthanasiés.

Après avoir pris connaissance de ce cas d’IAHP, le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, Julien DENORMANDIE, a réuni l’ensemble des services du ministère et le laboratoire national de référence et a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque "élevé" à compter du 17 novembre 2020.

À ce titre, les mesures suivantes s’appliqueront dès le 17 novembre 2020 sur l’ensemble de la région Pays de la Loire 

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  • interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés ;
  • interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;
  • interdiction d’utilisation d'appelants.

Quelques éléments d'information

Qu'est-ce que l'influenza/grippe aviaire ?

L'influenza aviaire est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse. Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, une maladie pouvant aboutir rapidement à la mort.

L'influenza aviaire fait partie des dangers sanitaires dont la déclaration à l'administration est obligatoire.

Quelles sont les espèces concernées ?

Ce virus est transmissible à toutes les espèces d'oiseaux, domestiques ou sauvages.

Quels sont les oiseaux migrateurs qui peuvent transmettre la grippe aviaire ?

Tous les oiseaux sont sensibles à l'influenza aviaire mais la surveillance de l'avifaune porte avant tout sur les familles des anatidés (oies, cygnes, canards,..), rallidés (ex: foulques,..), laridés (mouettes, goélands, sternes,..), mais aussi les rapaces et échassiers.

Comment circule le virus ?

La maladie peut se propager entre élevages et basses-cours par l'intermédiaire :

  • de contacts entre oiseaux domestiques et sauvages ;
  • des véhicules ;
  • du matériel ;
  • des personnes ;
  • des fientes, du lisier ;
  • des résidus d'élevage.

Les contacts directs ou indirects entre oiseaux domestiques et sauvages peuvent se produire en particulier le long des couloirs de migration des oiseaux sauvages. Le transport d'animaux favorise également la diffusion de la maladie.

Quelles sont les obligations des éleveurs ?

Depuis le 1er juillet 2016, date d'entrée en vigueur de l'arrêté du 8 février 2016, chaque détenteur de volailles ou d'autres oiseaux captifs doit mettre en place un plan de biosécurité pour l'ensemble de son exploitation qui vise la réduction du risque d'introduction, de développement et de propagation des virus de l'influenza aviaire. Chaque détenteur de volaille est responsable de la mise en place du plan biosécurité  qu'il a défini. Ce plan doit contenir a minima les éléments prévus par l'annexe de l'arrêté du 8 février 2016. Pour aider l'éleveur, l'ITAVI a mis à disposition des fiches de biosécurité adatées par filière et des formations sont disponibles auprès de VIVEA.

Quels sont les signes cliniques ?

Lors des précédentes épizooties, les formes graves se traduisaient par une atteinte importante de l'état général des oiseaux.

Ces symptômes étaient respiratoires, digestifs ou nerveux, ou simplement une perte d'appétit.

Quelle est la procédure en cas de suspicion ou de confirmation de cas en élevage ?

Les symptômes sont assez aléatoires, la mortalité n'est pas toujours très franche ou se déclare quelques jours après la contamination. Aussi, des critères d'alertes ont été identifiés et listés pour permettre à chaque éleveur de suivre attentivement l'état de ses animaux. Ces critères sont disponibles en annexe de l'arrêté du 16 mars 2016 : critère sur la mortalité mais églament sur la consommation d'eau et d'aliment. En cas de suspicion, l'éleveur doit IMMEDIATEMENT prévenir son vétérinaire sanitaire !

Les cadavres doivent être conservés en les isolant et en les protégeant. La direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) doit également être contactée au plus vite.

La DDPP :

  • mettra sous surveillance de l'exploitation ;
  • demandera la réalisation de prélèvements pour analyse (sans frais pour le propriétaire) ;
  • demandera la réalisation d'une enquête épidémiologique.

Lorsque l'enquête épidémiologique confirme le foyer dans l'élevage, la DDPP mettra en place :

  • un abattage et destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l'exploitation,
  • un nettoyage et une désinfection de l'exploitation suivis d'un vide sanitaire de 21 jours,
  • des zones de protection (3 km autour des foyers) et de surveillance (10 km autour des foyers).

Quels sont les impacts sur le bassin de production ?

En zone de protection (3 km autour du foyer), toutes les exploitations commerciales ou non doivent être visitées par un vétérinaire.

En zone de surveillance (10 km autour du foyer), un plan de surveillance aléatoire et ciblé dans les exploitations de volailles doit être réalisé.

Depuis le 17 novembre 2020, le niveau de risque sur l'ensemble du territoire est « élevé ». Les mesures suivantes s'appliquent :

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  • interdiction de rassemblements d'oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés ;
  • interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;
  • interdiction d'utilisation d'appelants.

Pour en savoir plus, téléchargez le communiqué de presse du ministère de l'Agriculture et de l'alimentation et consultes le dossier du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation : https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire

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