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Les pucerons aussi ont leurs parasites !

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Ou comment réguler naturellement les ravageurs. Le projet ServicesAuxil’2 des Chambres d’agriculture des Pays de la Loire s’intéresse au service de régulation et s'attache à prendre la mesure des effets du paysage sur la régulation des populations de ravageurs.

Les insectes ravageurs des cultures font l’objet d’une lutte de plus en plus raisonnée dans les systèmes de production céréaliers. Prendre la décision de traiter une culture avec un insecticide est désormais une opération mûrement réfléchie après avoir soupesé sa rentabilité et épuisé les recours agronomiques et écologiques. C’est dans ces dernières disciplines que les progrès restent à faire, la première des étapes étant de connaître et de savoir reconnaître au champ les prédateurs de ces ravageurs. Focus sur un groupe d’insectes dit parasitoïdes, que l’on retrouve naturellement et quasi systématiquement dans les foyers de pucerons et finalement assez peu connus ou pris en compte dans les observations.

Cherchez-les en pleine action sur une colonie de pucerons, vous risquez d’y passer la journée pour une raison simple qui est que ce groupe d’espèces est de taille relativement faible. Ce sont des micro-hyménoptères (micro-guêpes de l’ordre du millimètre). On les qualifie de parasitoïdes parce qu’ils sont parasites durant une seule phase de leur existence, en l’occurrence, le stade larvaire.

En revanche, il est facile d’en observer les effets. Ils pondent leurs oeufs à l’intérieur même du puceron. La larve qui s’y développe tue donc le puceron de l’intérieur en le consommant tout au long de son stade larvaire puis en sort au stade adulte. Visuellement, on observe des pucerons globuleux (dits momifiés) avec un opercule si le parasitoïde a terminé son stade larvaire et en est ressorti au stade adulte. Ce « mode opératoire » est le même que celui des trichogrammes (Trichogramma brassicae) utilisé en lutte biologique contre la pyrale du maïs. La présence de momies indique donc que les pucerons à proximité sont exposés aux attaques des nouveaux adultes et que la colonie de pucerons a de fortes chances de régresser.

Dès lors, lorsque vous observerez des pucerons sur vos cultures, vérifiez bien la présence de ces momies, car, vous en conviendrez, il est inutile de traiter des pucerons déjà parasités.

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