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Stocker du carbone

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Cinq leviers : les haies bocagères, l'agroforesterie, couverts en intercultures, les prairies et les techniques sans labour


Les haies bocagères

  • Périmètre : toutes productions, en particulier élevage bovin
  • Maturité technique : bonne, nombreuses références existantes.
  • Gain potentiel GES : 1,3 million t eq. CO2/an en 2030.
  • Rentabilité en "bois énergie" à considérer sur le long terme et en comparaison avec un entretien sans valorisation.
  • Temps associé : modéré mais important à l'implantation puis facilité par une gestion collective pour la récolte et l'entretien.
  • Aides : PCAE (matériel, plantation), MAEC (entretien), ADEME (chaudières), agences de l'eau, collectivités.

Les haies sont des formations linéaires composées d’arbres et d’arbustes qui se retrouvent le long des champs, prairies et chemins. D’une largeur d’environ 10 m, elles servent souvent de délimitation des parcelles. On parle de bocage pour des paysages avec une forte densité et de haies bocagères pour celles composées d’essences locales.

Les avantages de la haie : limiter l’érosion des sols, favoriser la biodiversité, protéger les cultures et les animaux contre le vent et la chaleur, stocker du carbone dans les sols et dans le bois, le bois peut être valorisé en matériaux ou en énergie. 

La plantation et l’entretien des haies doivent être pensés pour optimiser ses services et les débouchés du bois, tout en minimisant ses contraintes. Le développement de filières courtes collectives, avec des CUMA et collectivités, permet d’optimiser les chantiers et de sécuriser les débouchés.

Ça vaut le coût :

  • Implantation : 6 à 15 €/100 m linéaires ; amortissement en 30 ans, aides possibles jusqu’à 80 %
  •  Entretien (taille, recépage) : 10 à 30 €/100 ml/an
  • Débits chantiers déchiquetage : 10 à 120 m3/h
  • Coût revient bois énergie (abattage/déchiquetage/transport/stockage) : 55 à 80 €/t plaquette sèche
  • Prix vente bois énergie : 75 à 110 €/t plaquette sèche
  • Rentabilité chaudière bois : entre 4 et 8 ans suivant l’énergie substituée et les aides (ADEME, collectivités).

Comment faire ?

LeviersOutils/conseils

Mettre en place un plan d’aménagement et une gestion durable des haies (état de santé, gestion actuelle, voies d’amélioration)

Outils

Diagnostic bocager territorial avec le plan de gestion durable du bocage
Arbres et arbustes au service des cultures
Haies au service du maraichage
Guide pour cultiver la biodiversité

Formations

L'entretien des haies : techniques et réglementation
Plan de gestion durable de mon bocage 

Planter des haies et du bocage performant techniquement et économiquement

Outils

Création d’une SCIC (société coopérative d'intérêt collectif)
Planter des haies champêtres et des bosquets

Formations

PCAE - Améliorer le potentiel agro-écologique de mon exploitation avec la biodiversité
Mobilisation et valorisation du bois agricole

S’intégrer dans une filière de valorisation

Outils

Gérer, valoriser l'arbre et le paysage
SCIC
Projet Carbocage

Progresser en groupe

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ARBRE

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Pôle régional bocage des Pays de la Loire
Natura 2000
Terra Innova
RMT Biomasse
Mesurer l'efficacité des auxiliaires de culture
Des haies nouvelles sur votre exploitation

Qui contacter ?

 

✉ Sarthe : Philippe GUILLET
Tél. 02 43 29 24 01

✉ Vendée : Emmanuel MONTAILLIER
Tél. 02 51 36 83 17

L'agroforesterie

  • Périmètre : tous types de productions
  • Maturité technique : moyenne en général, bonne pour les systèmes agro-forestiers traditionnels (prés-vergers) et les parcours volailles.
  • Gain potentiel GES : 1,5 million t eq. CO2/an en 2030.
  • Rentabilité : bonne pour les systèmes traditionnels traditionnels (prés-vergers) et les parcours volailles, moyenne sinon.
  • Temps associé : assez important, notamment à l'implantation. Peut être réduit par une gestion collective.
  • Aides : PDR/PCAE (matériel), MAEC, agences de l'eau, collectivités.

L’agroforesterie est l’association d’arbres et de productions agricoles (végétales ou animales) sur une même surface. Traditionnellement, les systèmes agroforestiers prennent la forme de systèmes bocagers ou de prés-vergers, associant arbres fruitiers et prairie. Aujourd’hui, toutes les configurations sont cependant envisageables : arbres fruitiers ou forestiers, associés tant à des prairies qu’à des cultures de céréales ou à du maraîchage autour ou à l’intérieur des parcelles.  

Pour l’agriculteur, les objectifs sont variés : diversification économique, protection intégrée des cultures (biodiversité, auxiliaires), amélioration du bien-être animal (effet brise vent, protection contre le soleil, atténuation des évènements extrêmes (création de microclimats).

En conséquence, les systèmes agroforestiers peuvent prendre de nombreuses formes, dépendant des objectifs poursuivis ainsi que des conditions pédoclimatiques locales.

Ça vaut le coût :

  • Coût moyen d’implantation :

14 à 17 € par arbre en parcelle cultivée,
20 à 40 € en élevage (en fonction du type d’animaux sur la parcelle)

  • Coûts totaux annuels :

28 à 69 €/ha sans prise en compte des possibilités de subvention (permet¬tant une réduction substantielle des coûts, voire un gain)

  • Coûts annexes (investissements en temps et en conseil) :

6,9 €/ha en moyenne, avec de fortes variations selon les exploitations.

Comment faire ?

LeviersOutils/conseils

Redonner un potentiel productif aux espaces cultivés

Outils

Diagnostics biodiversité et agriculture
Agroforesterie au service de la performance

Formation

Projeter une plantation agroforestière sur mon exploitation

Valoriser le bois

Formations

Créer, conduire et valoriser son petit patrimoine forestier 
Mobilisation et valorisation du bois agricole

Progresser en groupe

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Liens utiles

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IDELE
Agence de l’eau
DRAAF
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AFAC AGROFORESTERIE
RMT AGROFORESTERIE

Qui contacter ?

 

✉ Sarthe : Philippe GUILLET
Tél. 02 43 29 24 01 - - Mél. :

✉ Vendée : Emmanuel MONTAILLIER
Tél. 02 51 36 83 17

✉ Pays de la Loire : Janick HUET
Tél. 02 41 18 60 43

Les couverts en interculture

  • Périmètre : toutes productions
  • Maturité technique : bonne, nombreuses références existantes.
  • Gain potentiel GES : 1,1 million t eq. CO2/an en 2030.
  • Rentabilité : faible sur le court terme (surcoût semences, mécanisation) mais hausse de la fertilité des sols à long terme.
  • Temps associé : modéré mais un possible pic de travail estival pour l'implantation en fonction des conditions climatiques.
  • Aides : PCAE (matériel), MAEC, agences de l'eau, collectivités.

Les couverts en intercultures regroupent les repousses et cultures implantées entre deux cultures principales. Ils peuvent avoir différentes appellations selon leurs objectifs (CIPAN, engrais vert, couvert, dérobée, CIVE, etc.). 

Rendus obligatoires en zones vulnérables, les couverts permettent de lutter contre les fuites d’azote dans l’eau et les émissions associées. Retournés au sol, les couverts permettent d’accroître le taux de matière organique, la séquestration du carbone. Les couverts peuvent aussi aider à maîtriser le développement des ravageurs et adventices, et favoriser les auxiliaires. 

Les couverts récoltés ou dérobées peuvent être valorisés pour l’alimentation animale (en particulier lors de déficits fourragers) et la production d’énergie dans le cadre de la méthanisation.

Ça vaut le coût :

  • Semences : variable de 15 €/ha (avoine, tournesol, moutarde) à 60 - 80 €/ha (mélanges)
  • Préparation/semis : 30 à 130 €/ha selon itinéraire
  • Destruction : 20 €/ha (déchaumage), 70 €/ha (labour), 10 €/ha (chimique)
  • Coût total couvert : 75 à 280 €/ha (moyenne 140 €/ha)
  • Coût repousses : 25 à 90 €/ha
  • Économies d’azote culture suivante : 5 à 50 €/ha

Comment faire ?

LeviersOutils/conseils

Choisir des variétés adaptées

Outils

LARCA

Formations

Le sol, un milieu vivant à préserver
Favoriser les interactions entre les racines et vos sols pour améliorer leur fertilité
Mieux connaître mon sol pour améliorer la fertilité

Améliorer ses itinéraires culturaux, ses modes d’implantations et observer le comportement des cultures

Formations

Se perfectionner dans la conduite des couverts végétaux en TCS (gp tcs vallée)
Sélectionner et valoriser ses intercultures
Réussir ses associations de culture     
Piloter son itinéraire technique

Maîtriser ses coûts de production

Itinéraire marge

Progresser en groupeGroupes cultures
S'informer

Etudes

Cultures intermédiaires
Gestion des CIPAN
Bulletin d’alerte Fil’Agro

Optimiser la gestion des prairies

  • Périmètre : élevage de ruminants, en particulier bovins
  • Maturité technique : bonne, nombreuses références et groupes d'échanges
  • Gain potentiel GES : 2,5 millions t eq. CO2/an en 2030.
  • Rentabilité : intéressante, une bonne valorisation des prairies assure souvent une meilleure situation économique
  • Temps associé : important, la gestion du pâturage et/ou fauchage demande de l'observation et de la réactivité
  • Aides : PAC, MAEC, PCAE (matériel), collectivités.

Les prairies sont les surfaces en herbe destinées à l’alimentation des ruminants, par le pâturage et/ou le fauchage sous forme de foin ou d’ensilage. On distingue :

  • les prairies permanentes : implantées depuis plus de 5 ans ou naturelles, elles n’entrent pas dans une rotation ; on y distingue les prairies peu productives (landes, parcours…) ;
  • les prairies temporaires : semées pour une durée de 4 à 10 ans sont composées soit de  légumineuses, soit de graminées, soit de mélanges; elles rentrent dans la rotation ;

Elles ont un lien fort au terroir pour les productions de lait et viande. Les prairies contiennent un stock de carbone très important (environ 70 t C/ha).

Ça vaut le coût :

  • Augmenter le pâturage de 20 jours : gain de 50 kg eq CO2/ha/an et économie de 15 à 30 €/ha (20 à 40 €/VL)
  • Allonger la durée des prairies temporaires (5 ans) : gain de 620 kg eq CO2/ha/an et économie de 100 à 120 €/ha
  • Réduire la fertilisation de manière dégressive sur les prairies productives : gain de 100 kg eq CO2/ha et économie 8 €/ha
  • Augmenter le chargement sur les prairies peu productives : gain de 850 kg eq CO2/ha/an et économie 2 à 4 €/ha.

Comment faire ?

LeviersOutils/conseils

Allonger la durée du pâturage et optimiser son plan de gestion des prairies (durée du pâturage, économiser des apports de fourrages stockés, diminuer les effluents stockés, diagnostic de fertilisation…).

Outils

Diagnostic prairies 
Outils de gestion trésorerie fourragère
ECOPHYTO
Pilot’Elevage
PEREL
Valoriser vos prairies

Formations

Améliorer la gestion et la conduite des prairies en élevage bovins
Comment mettre en place le pâturage dynamique
Réussir l’élevage de ses génisses

Ajuster sa fertilisation et accroitre sa production végétale

Outils

LARCA : diagnostic foliaire
Mes dron'image
S’adapter aux aléas climatiques 
Pousse de l’herbe
Elever mes animaux avec mes prairies
Produire avec de l’herbe

Formation/conseil

Mieux connaitre son sol pour en améliorer la fertilité 
Mettre en œuvre l’agriculture de conservation des sols 
Découvrir et mettre en œuvre un diagnostic de l’état biologique de mon sol 
Augmenter la fertilité des sols
Travail du sol : piloter son itinéraire technique
Diagnostic du sol viticole au travers plantes indicatrices 
Améliorer la production de ses prairies permanentes et temporaires 
Couverts végétaux en viticulture (Avec module formation à distance)

Progresser en groupe

Réseaux

Pousse de l’herbe
GIEE
Réseaux viande & lait
Gestion des prairies : avoir une longueur d’avance

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Guide prairial
Ferme expérimentale des Trinottières
AGRIFAUNE
CLIMALAIT
MAEC
F@rm XP
Bulletin Pousse de l'herbe
R&D sur la prairie
PAC

Qui contacter ?

Valoriser vos prairies

✉ Loire-Atlantique : Jean-Luc GAYET
Tél. 02 53 46 60 01

✉ Maine-et-Loire : Aude BRACHET
Tél. 02 41 96 76 20

✉ Mayenne : Stéphanie GUIBERT
Tél. 02 43 67 38 70

✉ Sarthe : Bénédicte BLIN
Tél. 02 43 29 24 51

✉ Vendée : Grégoire DUFOUR
Tél. 02 51 36 83 57

 

Pousse de l'herbe et réseau 

✉ Pousse de l’herbe : Stéphanie GUIBERT
Tél. 02 43 67 38 70

Réseau viande & lait
Tél. 02 51 36 83 20

La technique sans labour

  • Périmètre : grandes cultures, prairies, élevage
  • Maturité technique : bonne, nombreuses références existantes
  • Gain potentiel GES : 5,7 millions t eq. CO2/an en 2030.
  • Rentabilité : bonne, nécessite un investissement pouvant être considéré comme du renouvellement de matériel mais économie de carburant et de travail
  • Temps associé : faible, diminution du temps de travail lié au labour

La technique du sans labour consiste à semer en gardant les résidus végétaux sur la parcelle. Ces résidus permettent de préserver l’humidité nécessaire à la germination des graines semées. Grâce à cette technique, le travail du sol est évité permettant de limiter le déficit en eau. De plus, la couche végétale réduit l’érosion et augmente le taux de matières nutritives du sol. Utilisé de la bonne manière, avec une bonne rotation, le sans labour améliore la stabilité structurale du sol, son activité biologique mais aussi la biodiversité de la parcelle.

Comment faire ?

LeviersOutils/conseils

Implanter sa prairie au meilleur moment

Semis des prairies sous couvert de céréales d’hiver pour sécuriser l’implantation
Conseil en fertilisation

S’initier au sans labour

Outils

Mes dron'images

Formations 

Découvrir les techniques sans labour
Aller vers le semis direct
Faire évoluer son système de cultures en toute sérénité
Mettre en oeuvre l'agriculture de conservation sur mon exploitation (49) - Formation PCAE

Pratiquer le sans labour

Formations

Mettre en œuvre les techniques sans labour
Préparer le passage au semis direct (53)

S'informer

Semer sous couvert végétal
Connaître vos sols

Progresser en groupe

Groupe GEDA 
Groupe Cultures
Groupe GEDA – Ecophyto Nord Bocage

Qui contacter ?

 

Connaître ses sols

✉ Loire-Atlantique: Pascale DRONET
Tél. 02 53 46 60 01

✉ Maine-et-Loire : Laurence BERNARD
Tél. 02 41 96 75 36

✉ Mayenne : Odile GUYARD
Tél. 02 43 67 36 55

✉ Sarthe : Pascale VELARD
Tél. 02 43 29 24 16

✉ Vendée : Brigitte ORDONNEAU
Tél. 02 51 36 51 56