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Pommiers : mise en oeuvre de nouvelles techniques de protection pour améliorer les conditions de production en agrobiologie

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Mesurer l’efficacité d’un panel de produits sur les différentes problématiques rencontrées

Il n’est pas rare que les vergers conduits en agriculture biologique fassent l’objet de résurgences de divers ravageurs primaires ou secondaires. Toutefois, malgré l’ampleur de ces problématiques et leur impact économique, l’éventail de produits homologués pour la protection des pommiers demeure très réduit en agriculture biologique. Dans ce contexte il est indispensable de poursuivre un travail d’évaluation de l’efficacité de différents produits.

L’objectif est donc de mesurer l’efficacité d’un panel de produits sur les différentes problématiques rencontrées, parmi lesquelles figurent la tavelure, le puceron cendré, l’hoplocampe et l’anthonome. Concernant la tavelure, les essais visent essentiellement à trouver des alternatives ou des compléments efficaces au cuivre.


Principaux résultats

La protection contre la tavelure fait l’objet d’un essai tous les ans. En positionnement préventif la meilleure couverture est assurée par l’association cuivrol et soufre (0.9 et 5 kg/ha) qui obtient de meilleurs résultats que les associations bouillie bordelaise et soufre et hydroxyde de cuivre et soufre. En application curative (ou « stop »), la bouillie sulfo-calcique, outre son efficacité, présente des qualités indéniables dont sa souplesse d’utilisation. 

Les essais montrent également que les substances à base de bicarbonate de potassium appliquées avec du soufre garantissent une efficacité similaire.

Le Neemazal T/S est aujourd’hui le produit de référence contre le puceron cendré avec une efficacité confirmée par les divers essais réalisés. Il est cependant toujours sous un régime dérogatoire à une dose de 2 l/ha avec deux applications. Des produits à base d’extraits de Quassia amara ont été testés en pré-floral et post-floral et semblent permettre un contrôle satisfaisant de l’infestation. A l’inverse, les applications printanières d’argile n’ont pas obtenu de bons résultats.

Ces 4 dernières années, des essais ont été conduits sur l’hoplocampe, ravageur en forte recrudescence dans les vergers biologiques. Les produits à base de quassine (molécule issue du Quassia amara) obtiennent de meilleurs résultats que la référence (Success 4). Quelle que soit la pression, ils permettent de limiter le pourcentage de fruits touchés à environ 5 %. Le produit est appliqué deux fois en fin de floraison à une dose de 300 g de quassine par hectare.

La problématique anthonome est encore assez récente. Les premiers travaux engagés montrent que le Neemazal T/S et les extraits de Quassia amara ne sont pas aussi efficaces que la référence Success 4.

Qui a participé à ce projet

Ce projet est piloté par La Morinière et financé par le Conseil régional des Pays de la Loire.

Période du projet :
Janvier 2011-Décembre 2016.

Contact

✉ La Morinière : Benjamin GANDUBERT

Station expérimentale La Morinière

Financeur