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Les auxiliaires en maraîchage bio de plein champ : étude sur l'attractivité des aménagements autour des cultures

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Protéger les cultures maraîchères bio en plein champ contre les pucerons

La protection des cultures en plein champ en maraichage biologique contre les pucerons repose sur la gestion des auxiliaires naturellement présents dans les cultures. Les aménagements autour des cultures comme les haies ont montré leur rôle de refuge en auxiliaires utiles pour intervenir dans la protection contre les pucerons.

Pour faciliter le passage de ces auxiliaires vers les cultures, il convient d’étudier le rôle d’autres aménagements comme les bandes fleuries et les bandes enherbées.


Objectifs du projet

L’ARELPAL/GDM 85 a mis en place de 2010 à 2012 une étude sur l’interaction entre divers aménagements (haies, bandes enherbées, bandes fleuries, engrais verts) et des cultures maraîchères (culture de courges dans cette étude) sur un sur un site récent en maraîchage bio et un site plus ancien.

Les objectifs de cette étude sont :

  • évaluer l’attractivité des aménagements autour des cultures pour les auxiliaires utiles au maraîchage
  • connaître les espèces florales attractives lors de la création d’un site en maraichage
  • étudier le rôle des auxiliaires dans la protection d’une culture de plein champ.

Principaux résultats

Cette étude montre qu’un site consacré depuis longtemps au maraîchage biologique présente un bon équilibre d’auxiliaires utiles aux cultures. La diversité des espèces (35 % d’arachnides, 35 % d’hyménoptères parasitoïdes, 30 % de prédateurs) est entretenue grâce aux différents aménagements présents sur le site, comme les bandes fleuries du commerce ou les engrais verts (graminées, fève, vesce).

Dans un site plus récemment occupé par du maraîchage bio, on trouve au départ dans les friches une faune plus habituée des prairies. Mais en deux ans, grâce à l’attrait d’une bande fleurie semée, une population d’auxiliaires sur pucerons se met en place (part des hyménoptères parasitoïdes progressant de 20 à 30 %) et trouve son intérêt dans la protection des cultures de courges.

Dans les 2 sites, l’étude montre l’importance des aménagements naturels :

  • les bandes enherbées spontanées, grâce à leur floraison étalée, sont occupées par les auxiliaires pendant de nombreux mois et jouent un rôle de corridor biologique en favorisant le déplacement des auxiliaires entre les différentes parcelles.
  • Les haies, même si les auxiliaires y sont présents en moins grande quantité, jouent un rôle dans le cycle de vie des auxiliaires en apportant repos et nourriture à tout moment de l’année, surtout quand la floraison des strates basses s’achève en fin d’été.

Qui a participé à ce projet

Ce projet a été piloté par l'ARELPAL et GDM 85 et financé par le Conseil régional des Pays de la Loire.

Période du projet :
Janvier 2010-Décembre 2012.

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