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Pommiers : replantation et fertilisation

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Mesurer l’effet de différentes méthodes sur la croissance de l’arbre lors des premières années

La fatigue de sol est un phénomène bien connu en arboriculture. Il s’agit d’une réduction de la fertilité d’un sol liée à des plantations successives de pommiers. Il en résulte une diminution du développement végétatif des jeunes arbres et à termes une réduction du potentiel de production. Dans un contexte marqué par la difficulté de trouver de nouvelles terres, il est donc nécessaire d’expérimenter des nouvelles méthodes pour améliorer les conditions de replantation et favoriser la croissance des jeunes arbres. 

En agriculture biologique la fertilisation doit impérativement être réalisée sous forme organique. La nutrition des arbres est donc tributaire des conditions pédoclimatiques qui influent sur le processus de minéralisation. En début de saison la fourniture en azote est souvent insuffisante, notamment lors de la floraison et de la nouaison, ce qui peut impacter négativement la production. De même, en fin de saison, un manque d’azote peut affecter la mise en réserve des arbres et donc la production de l’année suivante.


Objectifs du projet

Les essais replantation visent à mesurer l’effet de différentes méthodes sur la croissance de l’arbre lors des premières années. Ont été testées, l’ajout de substrat dans le trou de plantation et le trempage des racines dans une solution de mycorhizes. 

Les travaux entrepris sur la fertilisation ambitionnent de comparer différentes stratégies de fertilisation qui divergent de par les produits utilisés et les techniques d’apport.

Principaux résultats

Les différents essais mis en place sur la thématique de la replantation indiquent que l’ajout d’un substrat de qualité dans le trou de plantation, à hauteur de 30 L par plant, permet d’améliorer le développement végétatif de l’arbre. Cette amélioration est plus ou moins prononcée d’une variété à l’autre et peut aller jusqu’à un accroissement de 60 à 70 % de la longueur de pousses totale. La circonférence de troncs, qui est également un des paramètres mesurés, suit la même tendance. Le trempage des racines bénéficie lui aussi au développement de l’arbre mais dans des proportions moindres.

Concernant la fertilisation, les deux premières années d’essai soulignent l’intérêt d’un apport de fumier à l’automne en complément de la stratégie de référence. Celle-ci se décline en 3 apports printaniers de produits de type farine d’os. Les prélèvements de sol montrent que l’apport de fumier améliore la fourniture en azote minéral durant toute la saison et principalement à l’automne, lors de la mise en réserve.

En parallèle, des échantillonnages de lombrics soulignent l’effet bénéfique d’un amendement organique sur ces populations. Après deux années d’essai, ce sont les arbres de cette modalité qui présentent la meilleure production. L’apport de fertilisants liquides via le système d’irrigation peut présenter certains avantages mais cette modalité ne s’est pour le moment pas distinguée de la référence en termes de rendement.

Qui a participé à ce projet

Ce projet est piloté par La Morinière et financé par le Conseil régional des Pays de la Loire.

Période du projet :
Janvier 2011-Décembre 2016.

Contact

✉ La Morinière : Benjamin GANDUBERT

Station expérimentale La Morinière

Financeur