Vous êtes ici : Accueil > Innovation-R&D > Agriculture biologique > Recherche & Développement > Viticulture et oenologie > Réduire les doses de cuivre par l’emploi d’extraits végétaux en viticulture biologique - Projet MILDIOUPLANTES

Réduire les doses de cuivre par l’emploi d’extraits végétaux en viticulture biologique - Projet MILDIOUPLANTES

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

MILDIOUPLANTES : étudier la possibilité de réduire les doses de cuivre utilisées en viticulture bio via l’utilisation des extraits végétaux

Pour lutter contre le mildiou en viticulture biologique, le cuivre est actuellement l’unique matière active autorisée et efficace. Depuis le 1er janvier 2006, le cahier des charges de l’agriculture biologique autorise l’utilisation de 6 kg de cuivre métal par hectare et par an pour lutter contre les maladies cryptogamiques. Cette dose peut être ajustée selon les besoins de l’année mais ne doit pas dépasser 30 kg par hectare sur une durée de 5 ans¹. Actuellement, l’ANSES² étudie une réduction de cette dose à 4 kg/ha/an, sans possibilité de lissage. Cela représente un réel défi technique pour les vignerons, qui peuvent avoir de grandes difficultés à tenir ces objectifs en fonction des millésimes, et dans un contexte où il n’existe aucune alternative connue et efficace.

Pour limiter l’usage de cuivre, un certain nombre de vignerons associent à leur bouillie de traitement des extraits végétaux à base de différentes plantes. Les références étant très rares sur ces extraits et leurs usages, leur réalisation et leur utilisation est souvent pratiquée de manière empirique et ne permet pas d’utiliser de manière optimale le potentiel de ces extraits.


Objectifs du projet

L’objectif de ce projet de recherche est d’étudier la possibilité de réduire les doses de cuivre utilisées en viticulture biologique via l’utilisation efficiente des extraits végétaux. Pour cela nous avons comparé sur plusieurs sites et plusieurs millésimes un témoin non traité à différents programmes de traitements comprenant ou non des préparations végétales.

Une réflexion est également conduite autour de l’identification des composants des extraits végétaux en fonction des modalités de fabrication et des conditions de leur conservation. Nous travaillons notamment sur une teinture mère considérée comme "prioritaire".

Principaux résultats

Les 3 millésimes de réalisation du projet ont été très hétérogènes, avec des situations parfois extrêmes en termes de développement du mildiou, qui n’ont pas facilité l’acquisition de résultats consolidés.

Globalement, les extraits végétaux tendent à augmenter de 2 à 40 % l’efficacité des traitements à base de cuivre. Nous parlons de tendance, puisque seules quelques combinaisons « site x millésime » ont permis de montrer une efficacité significative des extraits végétaux.

Nous avons aussi pu mettre en évidence qu’il n’y avait pas d’impact des extraits végétaux sur la qualité et la maturité technologique des baies de raisin

Ce projet a également fait ressurgir des difficultés liées au temps de réalisation des extraits végétaux. Celui-ci freine un certain nombre de vignerons à les utiliser et nous incite à identifier des extraits qui se conservent dans le temps, comme les décoctions et plus particulièrement encore, les teintures mères.

Qui a participé à ce projet

Ce projet a été piloté par la Chambre régionale d'agriculture des Pays de la Loire, financé par le Conseil régional des Pays de la Loire et mené en partenariat avec les Chambres d'agriculture départementales de la Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire, l'ATV49, la CAB et les lycées agricoles de Briacé et Montreuil-Bellay.

Période du projet :
Janvier 2014-Décembre 2019.

Contact

Publication

Financeur