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COVID-19 | Tirer les enseignements pour une sortie de crise rapide

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A l’occasion de la visite de Claude d’HARCOURT, préfet de la région Pays de la Loire, en présence de Lydie BERNARD, vice-présidente du Conseil régional, et d’Yvan LOBJOIT, directeur de la Draaf, sur une exploitation en Loire-Atlantique ce mardi 26 mai 2020, la FRSEA, Jeunes agriculteurs et la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire ont présenté leurs propositions pour favoriser une reprise rapide de l’activité et tirer les enseignements de la crise.

La chaîne alimentaire a tenu. C’est grâce à l’engagement de tous les acteurs (agriculteurs, salariés de l’agriculture et de l’agroalimentaire, fournisseurs). Qu’ils en soient tous ici remerciés.

Depuis le début de la crise COVID-19, l’Insee estime la perte d’activité à - 13 % dans le secteur agricole et - 5 % dans le secteur agroalimentaire. Fermeture de débouchés (restauration hors domicile-RHD, jardineries et fleuristes, export…), nécessité de stocker une partie de la production, destruction de produits périssables (en horticulture), distillation… Les effets de la crise du COVID-19 sont très variables d’une filière agricole et agro-alimentaire à l’autre, selon la saisonnalité de la production, les circuits de commercialisation et l’évolution des habitudes d’achats des consommateurs. Mais toutes ont subi la crise.

Alors que le déconfinement est engagé depuis deux semaines, il s’agit de favoriser une reprise rapide de l’activité d’une part et de tirer les enseignements de la crise d’autre part. 

Favoriser une reprise rapide de l'activité

Pour favoriser une reprise rapide de l’activité, la priorité est de :

  • Réouvrir les débouchés intérieurs des produits agricoles que ce soit la restauration commerciale et la restauration collective, tout en assurant la protection des salariés et des consommateurs.
  • Appeler les responsables de la commande publique (restauration scolaire, hôpitaux, prisons, armées) à orienter massivement les approvisionnements vers des productions françaises, afin notamment de contribuer au rééquilibrage des marchés des filières les plus fragilisées (canard, viande bovine, veau…). Alors que le Président de la République défend la souveraineté alimentaire, l’État et les collectivités doivent être exemplaires dans leurs achats, en particulier dans cette période de crise.
  • Accélérer le redémarrage de tous les flux export des filières agricoles
  • Développer avec l’offre touristique la communication gastronomique (œnotourisme, marchés de producteurs de pays)
  • Accompagner les exploitations fragilisées avec la prise en charge d’un diagnostic de résilience
  • Apporter un complément régional des dispositifs nationaux pour les filières en crise (viticulture, horticulture, équin…) en relançant par exemple l’investissement.
  • Assurer la continuité d’activité des outils industriels agro-alimentaires en cas de développement de clusters de cas Covid-19

Améliorer le fonctionnement des filières

Des enseignements doivent également être tirés de cette crise pour améliorer le fonctionnement des filières :

  • Faire appel au patriotisme alimentaire et non alimentaire en favorisant l’achat responsable et en privilégiant l’origine Pays de la Loire/France dans les achats publics. Il faut aussi obtenir au niveau européen un assouplissement des règles de la commande publique afin de pouvoir promouvoir l’origine française dans le cadre des appels d’offres 
  • Les opérations de mise en avant de l’origine France dans les GMS ont produit des effets positifs sur le comportement des consommateurs. Par exemple, les actions de promotion de la viande d’agneau au moment de Pâques ont permis de limiter l’impact de la crise (tenue de la consommation bien que les prix payés aux producteurs soient en baisse par rapport à 2019).
  • Soutenir les évolutions réglementaires nationales et européennes sur l’étiquetage de l’origine des matières premières principales dans les produits frais ou transformés (RHD ou vente au détail) 
  • Maintenir et appliquer l’ensemble du dispositif relatif à la construction du prix et à la contractualisation inscrit dans la loi Egalim (seuil de revente à perte, encadrement des promotions, contractualisation, prise en compte des coûts de production…)
  • Une revalorisation des prix payés aux producteurs, pour prendre en compte les coûts de production et assurer une répartition équitable de la valeur, n’est pas un scandale. C’est le prix de l’origine France avec des produits sûrs, sains et de qualité. Il est indispensable que le consommateur en prenne conscience.
  • La montée en gamme inscrite dans la loi Egalim montre ses limites. Elle ne peut être conduite que dans une logique où le produit correspond à une attente d’un consommateur, prêt à payer le juste prix, celui couvrant au minimum les coûts de production. 

Horticulture, canard, pigeon, viticulture, production de cidre : pour plusieurs filières, ces mesures ne suffiront pas. Les pertes sont telles qu’il est indispensable de mettre en place des plans d’accompagnement spécifiques et adaptés. Leur avenir en dépend.

"Relance des débouchés, gestion de marchés, stockage privé, relations commerciales… Les sujets sont nombreux et les chantiers sont ouverts. Tout reste à faire d’autant plus que l’agriculture est une activité de temps long. Les effets de la crise Covid-19 vont se prolonger sur plusieurs mois, bien au-delà du déconfinement. La réussite de la sortie de crise repose sur l’engagement de tous, profession, État, Conseil régional, au service de l’intérêt collectif." ont souligné Mickaël TRICHET, président de la FRSEA, François BEAUPERE, président de la Chambre d’agriculture Pays de la Loire, et Aurélie MICHEL, présidente de Jeunes agriculteurs de Loire-Atlantique.

Pour en savoir plus, consulter la note "Impacts du COVID-19, propositions de sortie de crise et focus sur les filières les plus impactées".


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