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Un guide sur les extraits végétaux en viticulture : une première synthèse pour y voir clair

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Que ce soit en agriculture biologique ou en conventionnel, les producteurs sont tous confrontés à la difficile maîtrise des maladies cryptogamiques.

En effet la pression sur les produits phytosanitaires et le cuivre ne cesse de s’accroître. Les uns comme les autres se tournent de plus en plus vers les moyens de luttes dits "alternatifs" qui font d’avantages références à "pharmacopée", "phytothérapie", "homéopathie"… Autant de termes barbares issus des racines grecques "pharma"/médicament ou "pathos"/maladies ou encore "therapéuô"/soigner pour évoquer le fait que depuis l’aube des temps l’homme a appris à apprivoiser la nature, à se soigner et soigner son entourage, animaux et plantes compris avec ce qu’elle offre.

Les évolutions récentes de la médecine et de la chimie organique ont permis de copier la nature puis créer nos propres "médicaments". En moins d’un siècle nous avons balayé d’un revers de la main des savoirs faires séculaire dont les premiers écrits remontent à l’antiquité gréco-latine (500 avant JC).

La découverte de la pénicilline ne date que de 1928, celle de la famille des Sulfamides à 1935 et leurs premières copies industrielles en 1945 bénéficiant des avancées technologiques en matière de chimie organique lors de la 2e guerre mondiale. Les premières molécules créées ne remontent, quant à elles, qu’à 1965 après avoir commencé vers 1960 à identifier les premières réactions "d’antibio-résistance". Serions-nous donc collectivement devenus "antibio-accros" et amnésiques en moins de 3 à 4 générations ?

En agriculture biologique, nos pairs et précurseurs dans ces mêmes années ont tenté de préserver ces savoirs "ancestraux" qu’il nous faut aujourd’hui nous réapproprier. En effet, l’usage généralisé des fongicides et du cuivre font que leur utilisation récurrente génère des excès et conduit à des restrictions d’usages. Aussi, nous nous repenchons vers les solutions dites "alternatives" qui n’étaient en fait que les sources initiales des usages actuels.

Le projet MILDIOUPLANTES et la synthèse "Les extraits végétaux en viticulture"

En Pays de la Loire, Anne DUVAL-CHABOUSSOU, chargée de mission en viticulture biologique à la Chambre d’agriculture Pays de la Loire a très vite intégré qu’il nous fallait retrouver ces savoir-faire. Nous avons donc engagé un programme de recherche en ce sens dès 2014 dénommé "MILDIOUPLANTES". Ceci pour d’une part se réapproprier les techniques de création des "potions miracles" et d’autre part ré-identifier les plantes et posologies permettant de maîtriser les principales maladies cryptogamiques de la vigne. Ce travail de recherche long et fastidieux devait aussi s’accommoder des caprices climatiques, des contraintes réglementaires s’est prolongé par une 2e phase d’expérimentation qui se clôt cette année et a nécessité d’importantes recherches bibliographiques.

Le document "Les extraits végétaux en viticulture - Situation en 2019" présenté est l’aboutissement de 8 ans de synthèses bibliographiques et de travaux d’expérimentation réalisés sous l’égide d’Anne DUVAL-CHABOUSSOU puis de Julie GRIGNION. Il synthétise ce qu’il est aujourd’hui permis de réaliser dans le cadre réglementaire très contraint des lois phytosanitaires en matière d’extraits végétaux naturels. Il sera forcément perfectible en fonction des nouvelles espèces autorisées en substances de base, mais également dans le volet "posologie" et application au regard de l’expérience acquise et la compréhension des mécanismes de défense.

Nous espérons que cette synthèse vous sera utile et ouvrira de nouvelles perspectives en matière de protection du vignoble au bénéfice du plus grand nombre.

Consulter la synthèse "Les extraits végétaux en viticulture - Situation en 2019".

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